Montfort-l’Amaury #2

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Un des vitraux

Hellow à tous !

Quelles sont les nouvelles ? Nous voici de nouveau réunis pour parler de Montfort-l’Amaury, petit village situé au sud-est de Paris. Un premier article a déjà vu le jour il y a de cela deux semaines et je vous invite à le lire à la suite de celui-ci si ce n’est pas déjà fait.

La sirène vous avait mis l’eau à la bouche en vous parlant de l’église du village et de sa collection de vitraux. Il est désormais l’heure de vous en dire davantage. Tout d’abord, sachez que la collection compte 37 pièces qui s’étendent de 1543 à 1600. Époque où l’art du vitrail est à son apogée. Cela explique en partie le fait que les vitraux exposés disposent d’un vaste panel de couleurs. L’un d’eux a été réalisé selon diverses teintes de gris. Il se démarque des autres de par la beauté des visages des personnages qui le composent et qui selon certains seraient fortement inspirés de l’œuvre de Raphaël.

Les vitraux ne sont pas disposés au hasard. Du côté sud, côté chaud, celui de la vie, on retrouve La Résurrection. Du côté nord, celui du froid, de la mort, on trouve La Crucifixion. La symbolique est assez forte.

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« Grisaille »

Les Trois Tentations (la magie, le suicide et le pouvoir) du Christ a également attiré l’attention de la sirène. Au pied de la toile, le diable, sous l’apparence d’un paysan aux pieds crochus, demande au Christ de transformer une pierre en pain. Il refuse. Un peu plus haut ce même diable demande au Christ de se jeter dans le vide. Il refuse. Enfin, au sommet de la toile, le diable demande au Christ de le vénérer. Il refuse. Le Christ échappe ainsi aux fléaux des trois tentations.

En 1578, l’église affirme sa position face au protestantisme montant. Catholique, elle affiche fièrement ses œuvres. De nombreux saints, de même que la Vierge Marie, sont ainsi représentés. Le village bénéficie de la forêt de Rambouillet et fait ainsi appel à Saint Hubert. Il dispose de ferronniers et d’orfèvres et a ainsi besoin de Saint Éloi. Enfin, disposant d’une prison, Montfort a besoin de Saint Léonard. L’un des vitraux affirme ce combat contre le protestantisme ; La Grande crucifixion. On y voit Charles Quint et trois comparses, dont Luther et Calvin, reniant le Christ et regardant dans une autre direction. Ces quatre personnages protestants sont situés sur la gauche du Christ, soit du côté des larrons qui ne se repentissent pas. S’ils avaient été sur la droite du Christ ils auraient été de ceux qui se repentissent.

 

220 Eglise Saint-Pierre la Grande Crucifixion

La Grande Crucifixion

Sur ce, chers amis lecteurs, je vous laisse à vos pérégrinations. En espérant que ce point culture sur Montfort vous ait instruit et que vous serez prêt pour le prochain carnet de voyage.

À très bientôt !

Lien vers l’article précédent.

Hatanna

 

 

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